Cancer du pancréas : l’intelligence artificielle au service du diagnostic précoce

Le cancer du pancréas demeure particulièrement complexe à détecter à un stade précoce. Pour répondre à cet enjeu majeur, le GEFLUC soutient le projet novateur IA-EUS Phase II mené à Marseille.

Utiliser l’intelligence artificielle comme outil d’aide au diagnostic

Coordonnée par le Dr Arthur Laquière à l’Hôpital Saint Joseph de Marseille, l’étude multicentrique IA-EUS cherche à développer un modèle d’intelligence artificielle entraîné sur des milliers d’images d’écho-endoscopies annotées par des spécialistes. L’objectif n’est pas de remplacer le médecin, mais de lui offrir un regard complémentaire pour améliorer les performances diagnostiques et cibler plus précisément la zone de ponction de la tumeur.

Une banque de données massive constituée à Marseille

Soutenu par le GEFLUC Marseille Provence et la Fondation Hôpital Saint Joseph, ce projet a déjà permis de collecter une base de données considérable :

  • 1 200 patients ont contribué à la constitution de la banque de données.
  • Plus de 12 000 images d’endoscopies et 250 vidéos ont été rassemblées.
  • 7 825 images ont déjà été traitées et annotées pour entraîner l’algorithme, faisant l’objet d’un article scientifique en cours de publication.
Un déploiement national pour valider le modèle

Porté par un réseau de santé national (Institut Paoli-Calmettes, Hôpital Européen, AP-HP, centres de Lyon, Nancy ou encore l’Institut Arnault Tzanck), le projet prévoit l’annotation de 6 000 images supplémentaires pour perfectionner et valider le modèle d’IA. Le soutien du GEFLUC permet ainsi de transformer une avancée technologique en un outil médical concret pour la détection précoce du cancer du pancréas.